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Enseignement 2646
Le soleil déclinait lentement sur les toits de tôle et de paille de Ouidah, ce village historique du Bénin où les arbres centenaires semblent garder les secrets des anciens. C’est là que vivait Sena, un jeune homme dont le destin bascula un soir de funérailles.
Sena était la fierté de sa famille. Brillant élève de Terminale D, il n’avait jamais redoublé une seule classe. Il était toujours le premier, celui dont les professeurs prédisaient un avenir glorieux. Mais tout cela n’était plus qu’un lointain souvenir.
Trois ans plus tôt, lors des obsèques d’un vieux sage du village, Sena s’était assis autour d’un grand plat de pâte de foufou accompagnée d’une sauce Dékoudéssi bien parfumée par l’huile de palme. Autour du plat, ils étaient cinq camarades à plonger la main avec appétit. Mais au milieu du repas, une chaleur suffocante s’empara de lui. Une fièvre brutale et inexplicable le terrassa, le plongeant dans un trou noir.
Lorsqu’il reprit connaissance le lendemain matin, le calvaire commença. Sena ressentit d’étranges fourmillements, comme des milliers de petites bêtes invisibles qui marchaient du sommet de sa tête jusqu’à la plante de ses pieds.
Depuis ce jour maudit, l’esprit de Sena devint lourd. Les formules de mathématiques et les cours de sciences, qu’il assimilait autrefois en un clin d’œil, étaient devenus des hiéroglyphes incompréhensibles. Cette année-là, il échoua lamentablement au baccalauréat. Puis l’année suivante. Et encore celle d’après. A présent, Sena prépare le BAC pour la cinquième fois, l’ombre de lui-même, piégé dans un corps fatigué et un esprit brisé.
Chaque nuit, la même terreur s’installait. Dès qu’il fermait les yeux, Sena était transporté dans une forêt dense et obscure, ou au milieu des tombes d’un cimetière silencieux où des voix sans visage l’appelaient par son nom. Parfois, il se voyait courir nu dans les rues de Ouidah, devenu complètement fou. Les guérisseurs du village avaient tout essayé : tisanes, bains de purification, rituels nocturnes… mais rien n’y faisait. Le mal était profondément enraciné.
Un soir, n’en pouvant plus, Sena décida d’aller voir son ami d’enfance, Tobi, qui avait partagé ce fameux repas avec lui. Tobi, quant à lui, se portait à merveille. Il avait décroché son diplôme et étudiait désormais à l’université de Cotonou.
– Tobi, lui demanda Sena, la voix tremblante, dis-moi la vérité. Tu te rappelles ce repas aux funérailles ? Tu n’as jamais rien ressenti ? Pas de fièvre, pas de blocages ?
– Rien du tout, Sena, répondit Tobi avec un regard plein de pitié. Nous étions cinq sur ce plat, et je te jure que les autres vont très bien aussi. Tu es le seul à être tombé malade. C’est une simple coïncidence.
Sena retourna chez lui, le cœur lourd et l’esprit assailli de questions. Comment cela était-il possible ? Si la nourriture était empoisonnée ou gâtée, pourquoi les quatre autres n’avaient-ils rien eu ? Pourquoi le sort s’acharnait-il uniquement sur lui, le premier de la classe, transformant son intelligence en un désert de doutes ?
Les jours passaient à Ouidah, semblables à de longs tunnels de désespoir. Sena, de plus en plus affaibli par les fourmillements et ses terribles cauchemars de cimetière, sentait ses forces l’abandonner. C’est alors que le destin, par une chance miraculeuse, mit sur sa route un vieil homme de passage dans le village, un voyageur venu de loin qui avait jadis étudié les mystères de l’esprit.
Assis sous le grand Lingué, le vieil homme écouta les lamentations de Sena. Après un long silence, ses yeux s’illuminèrent d’une lueur de profonde sagesse. Il regarda le jeune homme et lui dit :
– Mon cher Sena, sache que l’erreur commise par la plupart des gens est de croire que tous les sorciers utilisent pour empoisonner, du poison chimique. Seuls les petits sorciers empoisonnent en introduisant dans le repas ou dans la boisson de leur victime, des produits chimiquement nocifs. Les grands sorciers profitent justement de cette croyance collective pour piéger et tuer les personnes non averties. Ils gagnent la confiance de ces personnes soit en buvant en premier une quelconque boisson et en la leur remettant ensuite, soit en mangeant avec eux ou alors en leur faisant manger avec plusieurs personnes.
Sena ouvrit de grands yeux, suspendu aux lèvres du vieil homme qui continuait d’une voix calme et fluide :
– En fait, le mode d’empoisonnement utilisé par ces sorciers est d’origine incantatoire et est dirigé uniquement sur la ou les personnes à empoisonner. C’est une technique appelée en parapsychologie « incantation sur le corps subtil ». Avec des formules très maléfiques, les grands sorciers conjurent le corps subtil de leur victime de se détacher du corps physique. Même si la victime visée se trouve à des milliers de kilomètres, son corps subtil se présentera de façon miraculeuse dans le plat des sorciers. Ce repas sera soit ingurgité par les sorciers, soit mangé par des innocents, entraînant ainsi un choc sur le corps subtil et des répercussions sur le corps physique. En Afrique, de nombreux sorciers flanquent des plaies ou des maladies inguérissables à leur victime en désintégrant par l’action de la manducation, la structure moléculaire du corps subtil.
Le jeune homme comprit enfin le mystère du repas des funérailles : ses camarades n’avaient rien eu parce que l’attaque invisible ne visait que sa propre enveloppe spirituelle.
– Pour t’en sortir, conclut le voyageur, il y a un puissant Maître parapsychologue qui possède la clé de ta délivrance. Par des prières spéciales, il pourra ressouder et renforcer ce qu’on appelle en parapsychologie « le cordon d’argent », cette sorte de fil élastique d’une couleur blanche spectrale qui relie ton corps subtil à ton corps physique. Si cela est fait, aucun sorcier ne pourra à l’avenir détacher ton corps subtil. Il faut absolument que tu trouves le moyen de le rencontrer sinon tu es un homme mort.
Mais la lueur d’espoir qui venait de naître dans le cœur de Sena s’accompagna immédiatement d’une terrible angoisse. Les sorciers de Ouidah, tapis dans l’ombre, sentirent que leur proie était sur le point de leur échapper. Dès la nuit suivante, l’assaut invisible se lanca : la fièvre de Sena doubla d’intensité, ses jambes devinrent lourdes comme du plomb pour l’empêcher de marcher, et des visions terrifiantes de fous furieux hantaient le moindre de ses sommeils. Les forces de l’ombre s’organisaient pour bloquer sa route.
Sena parviendra-t-il à briser ces chaînes invisibles pour aller à la rencontre de ce grand Maître ? Les sorciers du village réussiront-ils à sceller définitivement son destin avant qu’il ne puisse ressouder son cordon d’argent ? La suite nous le dira…
Roch Armel BAKYONO
Économiste
Parapsychologue-expert
Directeur du cabinet CECRAB
SARL unipersonnelle créée en 2002
RC N° BF OUA 2002
Agrément d’expertise N° 279/2003
M2477- IFU N° 00003274N.
WhatsApp du secrétariat : (+226)51005050
#purificationdescorpssubtils
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Ressource utile : Lire : Spiritualité (Wikipédia)


