Enseignement 2645

Histoire énigmatique : Le Djinn de Mvane

Le village de Mvane, non loin de Oyem, dormait sous une nuit lourde et sans étoiles. L’air était si épais que les feuilles des arbres étaient comme figées. Dans la petite maisonnée en brousse de Ndong, quatre amis d’enfance s’étaient réunis autour d’une vieille table en bois d’Iroko. Il y avait là Ndong, toujours curieux des secrets du monde invisible, Obame, le sceptique du groupe, Essone, et le jeune Mba.

Ndong s’intéressait depuis longtemps au spiritisme. Ce soir-là, après des mois d’insistance, il avait enfin convaincu ses compagnons de tenter une expérience.

Juste une séance, avait promis Ndong en allumant une bougie rouge au centre de la table. Ne lâchez jamais mes mains, peu importe ce que vous entendez.

Les quatre hommes posèrent leurs paumes à plat sur le bois rugueux. Ndong commença à murmurer des paroles anciennes, un appel aux esprits errants de la forêt du Woleu-Ntem. Au début, Obame sourit, pensant à une plaisanterie. Mais dix minutes plus tard, la température de la pièce chuta brutalement. Leurs respirations formèrent une légère buée dans l’obscurité.

Soudain, un craquement sinistre retentit. Ce ne fut pas un petit bruit. Un coup violent, sec, comme si une masse invisible s’était abattue sur la pièce. Dans un fracas terrible, la lourde table d’Iroko se brisa net en deux morceaux sous leurs mains.

Mba et Essone hurlèrent en reculant, mais Obame resta figé sur sa chaise. Ses yeux devinrent instantanément blancs, injectés de sang. Sa tête bascula en arrière et un rire rauque, qui n’avait rien d’humain, s’échappa de sa gorge. Obame venait d’entrer en transe.

Pendant trente longues minutes, le salon devint un véritable enfer. Obame lévitait presque sur sa chaise, secoué de violentes convulsions, tandis qu’il prononçait des mots incompréhensibles d’une voix double et caverneuse. Ndong, terrifié par la tournure des événements, tentait de réciter des prières de protection, mais sa voix tremblait.

Puis, aussi soudainement que le phénomène avait commencé, le calme revint. Obame s’écroula sur le sol, totalement évanoui.

Paniqués et trempés de sueur, Ndong, Essone et Mba soulevèrent le corps inerte de leur ami pour le transporter d’urgence chez lui, dans sa propre concession. Ils l’allongèrent doucement sur son lit. C’est en voulant retirer sa chemise trempée de sueur pour le mettre à l’aise que le grand étonnement les frappa, les glaçant d’effroi.

Sur tout le tronc d’Obame, de la poitrine jusqu’au bas du ventre, des inscriptions s’étaient formées. Elles semblaient gravées à même la chair, d’une couleur violette et luminescente. Ce n’était ni du français, ni du fang, ni aucune langue connue au Gabon. Les caractères ressemblaient à des symboles géométriques entrelacés, des courbes mystiques qui semblaient presque bouger sous la peau.

Le lendemain, Obame se réveilla sans aucun souvenir de la nuit passée, mais les marques, elles, étaient bien réelles. Plus inquiétant encore, les inscriptions se mettaient à briller d’une lueur sombre, et Obame ressentait une chaleur brûlante lui consumer la poitrine.

Paniqué, Ndong contacta en secret un maître en parapsychologie. Le verdict de l’expert tomba comme un couperet : le spiritisme s’apparente à la nécromancie et ouvre des portes hautement dangereuses. Selon lui, Obame n’avait pas été frôlé par une simple énergie cosmique, mais bel et bien possédé par un démon. Pire encore, si cette entité s’avérait être un « djinn », elle ne retournerait jamais dans les ténèbres avant de les avoir tous tués. L’unique solution ? Un rituel de bannissement pouvant être réalisé par le grand maître lui-même ou alors un vrai exorciste (ce qui est très rare), sous peine d’une mort certaine.

À minuit pile, la prophétie commença à s’accomplir. Dans la chambre d’Obame, l’air devint subitement brûlant. Les marques sur son torse s’allumèrent d’une lueur noire et maléfique.

Le jeune homme se redressa d’un coup sec, les yeux entièrement révulsés. Une voix maléfique s’échappa alors de sa gorge :
« Vous m’avez ouvert la porte… Aucun d’entre vous ne verra la prochaine nouvelle lune. »

D’un simple regard, une force invisible projeta Essone et Mba contre les murs. Terrifiés, ils prirent la fuite dans la nuit noire de Mvane, laissant Ndong seul face au possédé.

Le compte à rebours est lancé. Où Ndong trouvera-t-il un véritable exorciste dans le Woleu-Ntem avant que le djinn ne les tue tous ? Ou devra-t-il se déployer pour pouvoir rapidement faire ce redoutable rituel qui n’est pas gratuit car très risqué ? Aura-t-il le temps de le commander ?

Le mystère reste entier…

Roch Armel BAKYONO
Économiste
Parapsychologue-expert
Directeur du cabinet CECRAB
SARL unipersonnelle créée en 2002
RC N° BF OUA 2002
Agrément d’expertise N° 279/2003
M2477- IFU N° 00003274N.
WhatsApp du secrétariat : (+226)51005050

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Ressource utile : Lire : Spiritualité (Wikipédia)

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