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Enseignement 2342
Dans le village de Boundiali, un jeune homme nommé Seydou aimait répéter tout ce qu’il entendait sur la place publique. Un jour, il propagea une rumeur mensongère qui brisa la réputation de la jeune Aminata. Se rendant compte de sa faute, Seydou, rongé par le remords, alla trouver le sage du village, le vieux Souleymane.
« Père Souleymane, j’ai péché par mes paroles, confessa Seydou. Comment puis-je réparer le mal que j’ai fait à Aminata ? »
Le vieux Souleymane prit une grande calebasse remplie de petites plumes de pintade sauvages. Il la tendit à Seydou et dit :« Prends cette calebasse. Monte au sommet de la colline sacrée et jette toutes ces plumes. Reviens me voir demain. »
Seydou obéit. Au sommet de la colline, le vent soufflait fort. Il ouvrit la calebasse et dispersa les plumes, qui s’envolèrent instantanément dans toutes les directions, disparaissant parmi les arbres et les herbes.
Le lendemain, Seydou revint, pensant avoir accompli sa pénitence. Souleymane lui dit alors :
« Maintenant, Seydou, retourne sur la colline. Rassemble toutes les plumes, une par une, et remets-les dans la calebasse. Elle doit être pleine comme hier. »
Seydou devint blême. « Mais Père, c’est impossible ! Le vent les a emportées partout. Je ne pourrai jamais toutes les retrouver. »
Souleymane hocha la tête avec gravité :
« Les on-dit sont exactement comme ces plumes, Seydou. Une fois que ta bouche s’est ouverte pour libérer la rumeur, le vent de la malveillance l’emporte plus loin que tu ne peux l’imaginer. Tu as beau regretter tes paroles, tu ne pourras jamais toutes les rattraper ni effacer le tort qu’elles ont causé. »
Roch Armel BAKYONO
Économiste
Parapsychologue-expert
Directeur du cabinet CECRAB
SARL unipersonnelle créée en 2002
RC N° BF OUA 2002
Agrément d’expertise N° 279/2003
M2477- IFU N° 00003274N.
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Ressource utile : Lire : Spiritualité (Wikipédia)


